Patrick Legembre : qui est-il vraiment ?

Patrick Legembre : qui est-il vraiment ?

20 septembre 2020 0 Par Aline

Patrick LEGEMBRE est nommé, depuis le 1er février 2020, directeur de recherche à l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) à l’unité de Limoges. En fait, le scientifique vit à Limoges avec ses deux enfants. Il est passionné de peinture et d’opéra. Dans cet article, vous allez savoir qui est-il vraiment.

Son parcours

Patrick Legembre est né à Bordeaux le 1er octobre 1974. En 1992, il obtient son bac C en 1992 au Lycée d’Andernos, situé dans le bassin d’Arcachon. Il poursuit ses études à l’Université de Bordeaux. Il s’est tourné vers le domaine de l’oncologie et de l’immunologie et a obtenu une maîtrise en 1998 et son doctorat en 2002.

Il décide de poursuivre ses études aux États-Unis et s’inscrit à l’Université de Chicago pour y poursuivre son postdoctorat, encadré par le professeur Marcus Peter pendant plus de 2 ans. À cette occasion, il s’intéresse au processus métastatique induit par les récepteurs de la mort.

En décembre 2005, il devient maître de conférences et chercheur à l’INSERM, à l’unité de Bordeaux. Il s’est distingué par cette nomination, car la réussite de l’examen d’entrée à l’INSERM est difficile (seulement trois lauréats pour des centaines de candidats).

En janvier 2010, il rejoint l’équipe de recherche de Rennes, et gravit progressivement les échelons : il débute comme professeur, puis comme directeur, et travaille pour la Ligue contre le cancer jusqu’en 2019. Enfin, il rejoint l’équipe de Limoges en février 2020, en tant que directeur de recherche.

Ses recherches

Patrick LEGEMBRE se consacre depuis 15 ans à deux maladies : le lupus et le cancer du sein. Il a concentré ses recherches sur un récepteur de la mort appelé CD95 (Fas) et son ligand CD95L qui génèrent la progression de ces deux maladies.

Le lupus est une maladie auto-immune chronique qui survient lorsque le système immunitaire du corps attaque et détruit les cellules du corps. Il affecte de nombreuses parties du corps, notamment les articulations, la peau, les reins et le cœur. Il peut provoquer les symptômes suivants : poussées inexpliquées, vision trouble, douleur et gonflement articulaires, et bien d’autres.

Après plus de quinze ans de travail, il développe des molécules thérapeutiques ciblant ce couple, afin d’améliorer la prévention du risque métastatique dans le cancer du sein, et de réduire les symptômes liés au lupus disséminé. Elle ouvre ainsi la voie à une réflexion sur de nouvelles thérapies dédiées notamment à ces deux maladies.

Afin de donner vie à ses recherches, son équipe expérimente les médicaments qu’elle développe à l’aide de tests réalisés sur des souris. Grâce à ces travaux, un médicament a ainsi été développé : le DB550. Le principe de ce dernier est de bloquer le rôle pro-inflammatoire du CD95L. Les résultats montrent qu’il a réussi à traiter des souris qui ont contracté le lupus.

Ses publications et distinctions

Les travaux du chercheur ont fait l’objet de nombreuses publications dans des revues scientifiques internationales. Ses recherches ont été mises en évidence par des articles dans PNAS et PlosBiology en 2011, et dans Immunity en 2016.

Le chercheur a également écrit des livres sur son travail. Par exemple, en 2018, il a publié son livre « CD95 :Methods and Protocols » en anglais. Là, il a développé ses recherches et ses travaux sur la maladie. Il est également très actif dans la rédaction d’articles pour des revues scientifiques françaises (il y en a plus de 70).

Il publiera également prochainement une nouvelle revue dans Frontiers in Cell and DevelopmentalBiologySignaling. De même, il présentera une série de publications intitulée sonder la tolérance de la chaîne latérale pour les inhibiteurs de l’interaction CD95/PLCγ1. Pour ce travail, il a collaboré avec le chimiste Mickael Jean de l’Université de Rennes 1, ainsi qu’avec le mannequin Nicolas Levoin.